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  • Du 28/05/26 au 02/01/2027

    Pour l’année de ses 40 ans, Espace Porcelaine souhaitait que l’exposition temporaire incarne l’image du four des Casseaux : un élément fort du patrimoine, célébrer de son vivant puis tombé dans l’oubli et aujourd’hui reconnu.

    À ce titre, Léon Sazerat incarne tout ce qu’Espace Porcelaine défend : Limoges, la céramique, les défis techniques et les recherches artistiques. Léon Sazerat (1831-1891) est un enfant de Limoges, formé très tôt dans les ateliers d’une cité porcelainière en plein essor. En 1852, il prend les rênes de son premier atelier, boulevard Saint-Maurice, et se forge rapidement une renommée. David Haviland sous-traite de nombreux modèles au jeune et talentueux modeleur. Son catalogue s’étoffe, il est remarqué lors de l’Exposition universelle de 1855 à Paris pour la qualité de ses biscuits et obtient une médaille d’argent. Une première récompense qui anime sa soif de défis et de reconnaissance.

    En 1859, il s’associe avec son beau-père Pierre Blondeau (1812-1903) et érige une nouvelle manufacture faubourg Montjovis avec deux fours. Les cuissons au bois sont remplacées par la houille, l’activité s’intensifie et l’effectif atteint presque 100 personnes. Léon Sazerat poursuit ses recherches et présente ses productions dans la France entière. Une rencontre va changer le destin de cette manufacture et les créations de Léon Sazerat. Pierre-Adrien Dalpayrat (1844-1910), brillant céramiste originaire de Limoges, est de retour dans sa ville natale. Il s’est, entre autre, formé dans la faïencerie de Jules Vieillard à Bordeaux. Artiste à la pointe de son époque, Dalpayrat est recruté par Sazerat comme décorateur. Les deux hommes s’estiment, s’entendent et à partir de cette rencontre, la manufacture de porcelaine ajoute à sa production des faïences artistiques. Ce positionnement semble paradoxal dans la capitale porcelainière mais la pâte à faïence offre plus de possibilités de sculpture et permet d’obtenir une riche gamme de couleurs vitrifiées. Cet élan correspond au positionnement que Léon Sazerat souhaite établir : d’un côté une production courante, avec les services de table et différentes pièces d’usage en porcelaine, et de l’autre, une production artistique, en faïence.

    C’est ainsi qu’en 1878, lors de l’Exposition universelle de Paris, la manufacture Sazerat est remarquée doublement, pour ses porcelaines et ses faïences. Les faïences d’art alternent entre sujets historiques de style néo-classique, néo-gothique mais glissent petit à petit vers l’influence de l’époque : le japonisme. En effet, à l’image du grand céramiste Théodore Deck (1823-1891), Léon Sazerat est séduit par les productions artistiques venues du Japon et plus largement d’Orient. Son répertoire de formes s’élargit, de nombreuses formes et éléments nouveaux empruntent au japonisme et à l’orientalisme. Aujourd’hui encore, cette période de production reste le sommet de sa carrière, en termes de qualité d’exécution et de couleurs aux émaux de grand feu.

    La consécration arrive en 1888, il est décoré par le Président de la République Sadi Carnot lors de sa visite à Limoges. Léon Sazerat s’éteint en 1891 à l’âge de 60 ans. L’exposition monographique Léon Sazerat est la première rétrospective qui lui est consacrée depuis son décès il y a plus d’un siècle. Après de longues recherches historiques, généalogiques et auprès de collectionneurs avertis, Espace Porcelaine rassemble au four des Casseaux plus d’une centaine de créations qui témoignent de ses prouesses et de son talent. Pour cette grande occasion, Espace Porcelaine édite également un livre d’art, entre catalogue d’exposition et catalogue raisonné, pour que l’œuvre de Léon Sazerat trouve sa juste place, parmi les grands céramistes du 19e siècle.

  • Le documentaire de la sauvegarde du four Haviland

    Le four Haviland, ultime vestige de la manufacture Théodore Haviland (1893-1992), était sur le point de disparaître en 2019. Fort heureusement, l’association Espace Porcelaine, spécialisée dans la protection et la valorisation du patrimoine industriel porcelainier, s’est emparée du projet. Grâce à l’aide de la Fondation du Patrimoine (Mission Bern) et au soutien propriétaire (Ministère de l’Intérieur), le chantier de restauration a pu voir le jour. Ce documentaire rend hommage à tous les acteurs de cette mission de sauvegarde et à la riche histoire de la saga Haviland qui a bâti l’industrie porcelainière à Limoges.

  • Du 18/04/25 au 01/11/2025

    Limoges, Art Déco 1925/2025 célèbre le centenaire de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Moderne qui s’est tenue à Paris d’avril à octobre 1925. La création artistique durant ces années folles confrontent les idées d’avant-garde de l’Architecture et des Arts appliqués.

    Le four des Casseaux réunit environ deux cents pièces exceptionnelles présentées lors de cette exposition. Ces chefs d’œuvre de l’Art Deco remettent au devant de la scène de nombreux manufacturiers oubliés. Ils confortent la présence des porcelainiers de Limoges parmi les grands acteurs de la vie artistique et culturelle du 20e siècle tout en ouvrant des perspectives pour la création face aux enjeux du 21e siècle.

  • Du 2/05/2024 au 5/01/2025

    Le four des Casseaux poursuit son cycle d’expositions lancé en 2019 et intitulé OEUVRES CHOISIES. L’idée est de présenter au public une sélection d’œuvres en porcelaine de Limoges, toutes issues de collections privées, de réserves d’institutions ou d’entreprises. Cela confère à ces créations, plus ou moins anciennes, un caractère « inédit » car elles n’ont jamais été montrées au public ou n’ont plus été exposées depuis un certain temps. Ainsi, que l’on soit amateur, collectionneur, chercheur, toutes ces œuvres soigneusement sélectionnées permettent de redécouvrir des richesses artistiques et techniques tout en complétant les recherches sur la porcelaine de Limoges et son patrimoine.

  • Du 01.06.2023 au 07.01.2024

    Journalières des carrières de kaolin, ouvrières des usines et manufactures, étudiantes et artistes de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Limoges, toutes sont à l’honneur cet été au four des Casseaux. En plus de passionnantes photographies d’archives, de nombreuses créations inédites sont exposées: des premières belles pièces de porcelaines signées par des femmes au 19e siècle en passant par des grands noms des Arts décoratifs comme Marie Bracquemond et Suzanne Lalique; 9 artistes contemporaines (Juli About, Matali Crasset, Julie Decubber, Lorraine Garnier, Anna Haillot, Kamila Majcher, Jessica Lajard, Mathilde Sauce, Kartini Thomas) complètent cette frise sociale et artistique forte.

  • Du 12.05.22 au 18.03.23

    Etienne Baignol (1750-1822), ancien tourneur en chef de la manufacture Royale de Limoges, fonde la manufacture des Augustins à Limoges en 1797. Celle-ci sera la plus prolifique manufacture de la ville sur la première décennie du 19e siècle. Son fils, François Baignol (1791_1875), va quant à lui se lancer dans l’industrie en fondant La Fabrique de Saint-Brice-sur-Vienne en 1825.

    Une centaine de pièces issues de collections privées et de la descendance familiale retrace l’aventure de ces pionniers qui sont à l’origine du savoir-faire porcelainier à Limoges.